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Cyclo

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 3.25/5

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20 critiques: 3.62/5

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Pikul 3.25
Manolo 4
Mounir 3.75
Sifu Tetsuo 3.75
TheWind 4.5
LiMuBai 3.75
David Federmann 4.5
White Snake 4.5
Black_pantha 2.25
La girardasse 3.5
geez 3.75
Bastian Meiresonne 2.5
hkyume 3.75
JoHell 4.25
Phildu62 1
Omerieux 3.5
Secret Tears 4
shaya 3.5
Titeuf@ 4.5
yansan 4


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Beau. Dur. Très dur.

Caméra cachée dans une vraie foule, plan serrés, visages crispés, souffrance partagée. Cyclo est un film terrible de réalisme. Beaucoup plus dur que tous les films de combats ou de triades qui s'étripent : ici, pas de recul possible. Tout est vraisemblable, impossible de se dire que tout n'est pas vrai. On n'en fait pas trop, mais on va jusqu'au bout. Les personnages n'ont pas de nom (le poète, la berceuse, le couteau, etc), leur souffrance est sans nom. La vie intérieure se lit à livre ouvert dans ces âmes déchirées. Tout cela est quelque fois à la limite du supportable. Magnifique. Sans parler de l'esthétique remarquable, du sens de la symbolique, de la construction de l'histoire. Je ne connaissais pas du tout le réalisateur, une belle découverte, un film à revoir.

08 décembre 2007
par TheWind


A REVOIR

Un drame original à la fois sombre, sobre et envoûtant dans le Viet-nam d'aujourd'hui.

14 mars 2006
par LiMuBai


Tran - au top

Je me suis envoyé la filmo de Tran Anh Hung en longueur (répartition sur plusieurs année) mais à l'envers... J'ai commencé par le commencement en appréciant à sa juste valeur "L'Odeur De La Papaye Verte" (1993), j'ai continué, intrigué par "A La Verticale De l'Eté" qui m'a alors littéralement fasciné par sa poésie et ses belles couleurs. Anachronisme oblige, j'ai donc achevé cette rétrospective par le deuxième film de l'auteur franco-vietnamien : Cyclo. Je ne vais pas tenter de raconter l'histoire, bien que tout se joue sur la longueur et l'intensité des moments (donc scénario simple et narration quasi impossible) ; je vais plutôt essayer de retranscrir brièvement ce qui m'a ému et ce qui conditionnera ce souvenir que j'aurai bâti un soir d'Avril 2003. La photographie signée Benoît Delhomme et le premier élement qui justifie amplement le Lion d'Or remporté à Venise en 1995. Les images d'une finesse aux couleurs si chaude par moments et si froide par d'autres - comme une trace indélébile du Vietnam des années 90 - lumière propre et spéciale - envoutent par leurs franchise... L'histoire complétée par la présence de Tony Leung nous empèche de ne pas rapprocher le film de Tran à l'ambiance suave des films du hongkongai Wong Kar-wai - "Days Of Being Wild" (Nos Années Sauvages) (1990) notamment. Des femmes perdues qui s'abandonnent à aimer un homme pas forcément bon. Le désepoir de la misère humaine qui pousse les gens déstitués à compter les uns sur les autres pour survivre. Une solution honorable et largement étudiée par les personnages qui traduisent la cruauté des rapports humains une fois l'argent introduit entre eux. Le film est beau et son souvenir restera gravé intact jusqu'au prochain visionnage... si j'ose prendre le risque de peut-être modifier le souvenir qu'il m'a laissé. David Federmann, le 18 Avril 2003 à Strasbourg

18 avril 2003
par David Federmann


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